Botis, une solitude peuplée d'esprits



Un ver carmin a creusé les pages du Grand Livre des Histoires. Les écailles bruissent sur le parchemin et les étincelles fusent. Les arbres d'Automne forment une coupole ondulante de feu vivant. Le chemin tortueux s'enfonce vers une futaie épaisse et inconnue. Les mâchoires de la vipère arrachent la carotide des naïfs et des présomptueux, ils suffoquent dans leur sang, ils se noient dans une coupe de vin capiteux.

A la fin, il ne reste qu'une solitude peuplée d'esprits. L'amitié s'efface, lavée par la pluie acide de la trahison Coups de couteau gratuits, sortir de la norme se paie cash ! Artère sectionnée, loyauté et perles jetées aux pourceaux. Botis. Je tranche le cou des porcs et jette leur carcasse dans l'Abysse sans fin, la grande décharge dont ils sont issus. "Ni remords ni regret" sera l'incantion immolée sur l'autel du Feu Noir. Je pense donc je deviens. A la fin, il ne reste qu'une solitude peuplée d'esprits.